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Mousse légère orange-cannelle

18 Fév

Au lieu d’un dîner de Saint Valentin maison, le Minus gâté que je suis a passé la soirée au restaurant, et s’est fait voler son projet de dessert (lui-même piqué sans vergogne sur je ne sais quel blog) par un Cortex sans scrupule. Qu’importe, j’ai gardé mon orange évidée – sans le petit cœur -, mais ai remplacé le sorbet par une mousse à l’orange et à la cannelle. C’était doux et léger, parfait pour quelqu’un qui, comme moi, déteste théoriquement les desserts à l’orange.

Pour remplir presque quatre oranges, ou réaliser six verrines, il faut :

– 3 œufs
– 25 cl de jus d’orange (= 3 ou 4 oranges)
– 20 grammes de maïzena
– 100 g de sucre
– 1,5 feuille de gélatine
– de la cannelle en poudre

Pour préparer la mixture, commencez par faire ramollir pendant quelques minutes la gélatine dans de l’eau froide. Faites chauffer le jus d’orange dans lequel vous ferez fondre la gélatine essorée, et ajoutez les jaunes d’œufs, 75 g de sucre et la maïzena, toujours sur le feu. Remuez jusqu’aux premiers bouillons, puis ôtez du feu au bout de quelques secondes. La préparation aura pris la consistance d’une crème.

Pendant que la crème tiédit, battez les blancs d’œufs en neige avec le reste du sucre. N’oubliez pas de touiller la crème pendant qu’elle refroidit pour éviter qu’il se forme une peau à sa surface ! Mélangez ensuite délicatement la crème aux blancs d’œufs, puis ajoutez de la cannelle. J’en ai mis environ une cuiller à café (goût léger, parfait pour moi), mais pour trouver le dosage qui vous convient, il faudra goûter ! Il ne reste plus qu’à laisser prendre au frais au moins deux heures.

J’avoue tout : en tant que phobique du gras, la prochaine fois, je tenterai la recette avec un jaune d’œuf en moins (voire plus si affinités), en compensant avec un peu plus de maïzena et de gélatine…  On verra si ça marche !

Comme un cocktail, avec un Mikado en guise de paille ! Ou un biscuit maison pour les courageux...

Comme un cocktail, avec un Mikado en guise de paille ! Ou un biscuit maison pour les courageux…

Bagels faciles sans moule ni robot !

11 Fév

Cortex a investi dans un Thermomix, et risque d’oublier le bon temps où son principal ustensile de cuisine était une fourchette rouge à pois blanc… Pour réaliser des bagels bons (si si, vraiment bons), c’est à peu près tout ce qu’il faut. Et un brin d’huile de coude, mais ça permet de faire un peu de sport en ces fraîches journées d’hiver. Enfin si l’on tartine lesdits bagels de Philadelphia à 99% de matières grasses, c’est moins utile… Mais c’est bon. Bref, pour 6 à 8 jolis bagels, il faut :

– 560 grammes de farine (prenez ce que vous avez, ou de la farine à pain)
– 1 cuiller à soupe de sucre
– 1 cuiller à soupe d’huile (d’olive, pour moi)
– 2 cuillers à café de levure
– 1 cuiller à café de sel
– 250 mL d’eau chaude (voire un peu de lait pour compléter)

Pour réaliser la recette, il suffit de tout mélanger, en essayant tout de même de commencer par mélanger ce qui est sec, avant d’ajouter l’huile et l’eau. C’est là que la souffrance commence : puisqu’il faut pétrir le tout jusqu’à obtenir une pâte lisse, comptez 5 à 10 minutes de malaxage ; si c’est trop dur, ajoutez un peu d’eau ou de lait.

La suite est la partie la plus artistique de la recette : formez entre six et huit boules avec la pâte, et roulez chacune en un gros boudin que vous allez ensuite refermer, la taille idéale étant celle d’un boudin faisant le tour de votre main. On prend le coup assez facilement, alors courage !

Les jolis bagels qui vont faire un plongeon dans l'eau bouillante !

Les jolis bagels qui vont faire un plongeon dans l’eau bouillante !

Une fois vos jolies couronnes formées, couvrez-les et laissez-les reposer entre 1h et 2h. Vient ensuite l’étape du pochage : il faudra tremper vos bagels une minute de chaque côté dans de l’eau bouillante.

Après tout ça, la cuisson : enfournez 10 minutes environ de chaque côté sur une plaque, dans un four à 220°C. Les bagels doivent être bien dorés, mais pas trop tout de même, pensez qu’à la dégustation, on les passe au grille-pain ! On les tartine ensuite traditionnellement de cream cheese (auquel on ajoute légumes et fines tranches de pastrami/volaille), mais aussi de confiture… Aucune limite, si ce n’est votre imagination !

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Coupés en deux et fourrés de bonnes choses… Miam !

Muffins : la recette de base

8 Fév

En Minus qui se respecte, le courage ne m’étouffe pas toujours, quand l’idée me prend de faire la popote à 22h. Mais les muffins, c’est pas pareil : tellement facile et rapide à faire qu’il suffit de 5 minutes… Pour ta gouverne, Cortex, tu peux ajouter à cette pâte de base, comme moi : du cacao en poudre et des pépites de chocolat blanc ; de la pralinoise fondue ; de la confipote (c’est moins sucré, donc déculpabilisant) aux myrtilles ; du beurre de cacahuètes (pour re-culpabiliser, surtout quand on lèche la cuiller) ; du sucre vanillé remplaçant une partie du sucre de la recette, avec des pépites de chocolat (ou pas…) ; des morceaux de fruits ; ou remplacer le yaourt nature par un yaourt aux fruits, etc. Les muffins, c’est comme la quiche : on peut mettre à peu près n’importe quoi dedans, en dosant au jugé, parce c’est encore meilleur.

Pour une recette de base correspondant à 40 mini-muffins (ou une douzaine de gros muffins moelleux) :

  • 250 g de farine
  • 150 g de sucre
  • 2 cuillers à café de levure
  • 50 g de beurre
  • 1 oeuf
  • 1 yaourt nature

Pour la recette : mélangez tout. Pour ma part, à la fourchette, ça limite la vaisselle et ça fonctionne très bien. Enfourner à 200°C pendant 10/15 minutes (selon les ingrédients plus ou moins liquides que vous aurez ajoutés) pour des mini-muffins, ou environ 25/25 minutes pour des gros (même combat). Et n’oubliez pas de remplir vos moules aux 2/3, pas plus, sinon les muffins ressembleront plus à des explosions radioactives qu’à de mignons champignons.  Le plus joli, si vous avez en stock, reste d’utiliser des caissettes en papier disposées dans des empreintes ou dans des moules en silicone…

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De magnifiques muffins cacao et pépites de chocolat blanc dans des caissettes à pâquerettes. Le monde entier me les envie.

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La couleur bizarre, c’est la myrtille. Moche mais bon, qu’on se le dise.

Des biscuits cuiller faciles pour charlotte

1 Fév

Dis Cortex, comment on fait pour faire une charlotte jolie, bonne, et qui ne s’effondre pas lamentablement au démoulage ? Comme la cuisine, c’est de famille, c’est à maman qu’il a fallu poser la question. L’ayant vue réaliser une bûche-charlotte de Noël bien plus alléchante que ces infâmes machins en forme de brique très à la mode cette année (et qui ne vont pas du tout avec les petits sapins en plastique), j’ai copié. Sans scrupule. Mais en réalisant des petites charlottes individuelles pour deux gourmands… Bref, avant de monter la charlotte, la première étape, ce sont les biscuits cuiller. Avant de foncer chez Brossard, autant essayer chez soi : ce n’est pas bien difficile à réaliser, et c’est quand même meilleur !

Les ingrédients (pour plein de biscuits, dont des ratés qui iront tout droit dans une boite en fer blanc, et/ou de quoi faire une grande charlotte) :

  • 50g de farine
  • 50g de maïzena
  • 5 œufs
  • 100g de sucre en poudre (ou plutôt 80g de sucre blanc + 2 sachets de sucre vanillé)

Préchauffer le four à 200°C.
Tamiser la farine et la maïzena (ou pas, comme moi… mea culpa).
Fouetter les blancs en neige à vitesse moyenne en ajoutant le(s) sucre(s) dès qu’ils commencent à mousser. Quand les blancs ont la texture « bec d’oiseau » (ils forment une sorte de fil quand on sort les fouets du saladier), ajouter les jaunes et fouetter le tout. Bien incorporer.
Verser la farine et la maïzena en pluie sur les blancs en neige et mélanger avec une spatule (attention aux grumeaux, ce sont des fourbes).
Dernière étape, la plus délicate, évidemment : former les biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d’une feuille de silicone. Pas toujours facile de façonner des boudins bien réguliers à la poche à douille, et là, pas de truc exceptionnel, à part peut-être tracer des repères directement sur le papier. Évitez de trop les serrer, la pâte s’étale ! Et tentez de tracer des lignes bien droites, les biscuits biscornus, ça conduit inévitablement aux charlottes qui fuient…

La touche finale avant de cuire les biscuits : les perler. Un petit mot technique pour désigner l’opération qui leur conférera cette petite croûte toute jolie. Il suffit, une fois les boudins formés sur la plaque, de les saupoudrer de sucre glace. On attend cinq minutes, on re-saupoudre, on attend encore quelques minutes, et zou, au four pendant 10 minutes en surveillant. Ils doivent être bien dorés !

Bien perlés, les biscuits, bien perlés !

Bien perlés, les biscuits, bien perlés !

Comment réaliser une Chantilly inratable ?

24 Jan

Dans mon petit chez moi, il faut savoir composer avec un minimum d’ustensiles. Sans siphon, entre autres, bien que la chose fasse hautement rêver la pâtissière pas très courageuse qui sommeille en moi, parce que sinon, tout finit par tomber de mes petites étagères. Bref, faire de la chantilly me semblait chose impossible… Jusqu’à ce que je demande conseille au très avisé Cortex, qui m’a expliqué comment ne pas me retrouver avec un saladier de crème liquide. Le truc de grand-mère que tout le monde connaît (oui ben moi, je ne savais pas, voilà !), c’est donc de mettre le saladier, les fouets du batteur et évidemment la crème au réfrigérateur un peu avant de se lancer, disons une bonne demi-heure. Après ça, pas besoin de siphon, ni de Chantifix, que de la crème et du sucre !

Les ingrédients :

  • 20 cL de crème liquide entière (pas d’allégé, sans gras, ça ne montera pas)
  • 15 à 20 g de sucre glace (ou 100 g de chocolat fondu avec 30 g de beurre)

Grosso modo, le tout prend 5 minutes chrono. Il suffit de battre la crème jusqu’à ce qu’elle devienne ferme (2 minutes suffisent), et d’ajouter à la fin le sucre en battant encore un peu. Pour une version au chocolat, ajouter à la fin le chocolat et le beurre fondus en l’incorporant délicatement avec une spatule en silicone, mais sans sucre, évidemment ! Attention au chocolat blanc : même si c’est bon, c’est sucré et c’est gras. On oublie donc le beurre, et éventuellement, on passe à 80 grammes de chocolat, pour éviter l’écœurement (par-dessus un dessert au chocolat noir, le sucre de l’un annulera l’amertume de l’autre, mais sur un cupcake bien sucré, c’est une autre histoire… Ensuite, laisser prendre au frais pendant 2h, et décorer à la poche à douille tout et n’importe quoi. Mais on ne mange pas à la cuiller, hein, il ne faut pas oublier que c’est le mal incarné, cette petite chose toute légère !

chantilly

Coucou la chantilly au chocolat blanc avec un peu de noix de coco râpée pour faire joli !

Bienvenue dans la cuisine de Minus et Cortex !

23 Jan

Jumelles, grumelles, on ne va pas chipoter… On ne sait pas si le patrimoine génétique y est pour quelque chose, mais les faits sont là : la popote, c’est de famille. Cortex cuisine depuis belle lurette, maîtrise la mouvette, le Thermomix, le moule à charnières et le délicieux macaron. Minus voue un culte tout particulier à la fourchette, refuse le port du tablier, et tente de maîtriser sa lubie du citron. Quoi qu’il en soit, bienvenue dans nos cuisines respectives !